Quelques confidences sur l’iPad.

Après tout ce qui a été expliqué sur l’iPad, aussi bien par les pro que par les anti, après tout ce qui a été dit, écrit, montré dans les divers médias, que dire de plus aujourd’hui sur cette tablette, tout en sachant que vous n’êtes pas près de mettre la main dessus dans votre magasin d’informatique préféré.

Peut-être simplement parler de son utilisation en mode basique, techno-maniaque s’abstenir.

Les caractéristiques dimensionnelles de l’iPad sont connues de tous, mais la sensation que l’on a lors de la prise main cette tablette correspond elle à l’idée que l’on s’en faisait ?

L’iPad semble plus petit que ce que l’on pouvait attendre. Tout le monde imagine quelque chose proche du format A4, or 19 x 24 cm c’est nettement plus petit. Ce qui nous amène à une première remarque : si l’iPad risque de nécessiter l’achat d’une pochette, ou d’un pantalon spécial, pour son transport par un homme, il est assez petit pour se ranger (?) aisément dans un sac à main féminin.

Son look extérieur est tout à fait dans la ligne habituelle d’Apple. Finitions impeccables, aspect solide, grâce en particulier au dos en aluminium, proportions harmonieuses. Le poids j’en ai déjà parlé, 700 g ce n’est que 700 g, mais c’est quand même 700 g. Il y aura de réelles difficultés à le tenir d’une seule main, sauf pour les grands sportifs bodybuildés, et il faudra que chacun trouve “sa” position d’utilisation.

Après ces considérations purement esthétiques et sensorielles, démarrons l’appareil. Je passe sur le premier démarrage et la configuration, ces deux points ayant été décrits ici : Première mise en route d’un iPad.

L’écran séduit par sa luminosité et son contraste, et moi qui n’aime pas les portables, je dois admettre que sa qualité m’a agréablement impressionné. La réactivité des commandes tactiles va aussi en surprendre plus d’un, et surtout ceux qui attendaient Apple au tournant sur ce point. Le processeur de l’iPad a été vraiment bien calibré pour l’utilisation de cette tablette. Les passages d’un écran à l’autre, le zoom sur une photo, et les autres actions de ce type sont fluides et très rapides. L’ipad réponds vraiment au doigt et à l’œil.

Avant d’aller plus loin, il nous faut quand même paramétrer l’engin. Apple, à son habitude, a simplifié au maximum cette opération. Les réglages sont tous regroupés sur une seule page, et comme sur un Mac ou un iPhone, il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste des hautes technologies. Les options proposées sont faciles à comprendre, et la configuration est simple à réaliser, y compris naturellement la connexion à votre réseau Wi-Fi.

Pour le texte, il faut faire le choix du sens du clavier. Horizontal, on dispose d’un grand clavier, mais celui ci masque à peu près la moitié de l’écran. Vertical, le clavier est plus petit, mais l’application affichée sur l’écran est naturellement plus visible. A voir à l’usage, suivant les applications. mais dans les deux cas le clavier réagit bien, même s’il n’est pas fait pour taper de longs textes.

Parmi les premières applications de l‘iPad on retrouve bien entendu les logiciels qui ont déjà fait le succès d’Apple aussi bien sur Mac que sur l’iPhone, je veux bien entendu parler de Safari et de Mail. Tous ceux qui sont déjà habitués à une navigation simple et rapide sur le Web avec ces logiciels  font faire une réelle découverte. Surfer sur internet avec l’iPad est un vrai régal. La simplicité et la fluidité  de la navigation donne l’impression de glisser d’un site à l’autre, d’une page à l’autre, et la qualité de l’écran assure un rendu particulièrement excitant des textes et photos affichés.

Tout cela est très positif, trop peut-être diront les sceptiques. N’y a-t-il rien qui ne cloche dans cette tablette ? Pas de défaut caché ? Bien sûr, certains points peuvent déplaire aux technophiles indécrottables qui en veulent toujours plus.

  • Il n’y a a pas de webcam. Personnellement je ne vois pas le problème surtout, pour tous ceux qui ne prendront pas l’option 3G !
  • Il manque certaines “connexions”. Enfin souvent elles existent, mais en option, avec accessoires à commander en plus. Bon, là on touche au grand problème philosophique de l’hyper société de consommation. Je ne vais pas ré-écrire un discours la-dessus.
  • l’iPad n’est pas “multitâche”. La non plus je ne vais pas refaire le match. De plus la puissance du processeur permet une fermeture/ouverture d’applications très rapide. Et sur un écran de 9,7″ je ne crois pas que l’ouverture de plusieurs fenêtres simultanément soit une bonne chose pour la facilité d’utilisation.

Pour couper un peu mon (trop) long papier, une petite pause avec une image en couleur 🙂 . Il s’agit là, je pense, du gros point noir pour nous européens : le prix du iPad ici, dans la vieille Europe. (liste de prix en provenance d’un site Teuton) :

Pour en terminer sur ce simple petit test d’utilisation, il faut préciser que cette tablette a réellement été pensée pour une utilisation simple, par tous, de 7 à 77 ans, et non pour les seuls geeks et technophiles de choc. Ceux-ci vont probablement être déçus de ne pas disposer d’une machine plus performante, mais ils seront plus sûrement agacés de savoir que tout un chacun pourra s’en servir.

Et enfin, si vous n’achetez pas l’iPad, vous pouvez toujours vous faire croire que vous en avez un. Et pour pas cher. 🙂

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